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L’A65, un ruban d’asphalte … mais pas que …

Le 19.01.2016

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La notion d’autoroute renvoie, dans l’inconscient collectif, inexorablement vers la notion de péage et donc de coût, nécessairement trop élevé lorsque l’on est client.

Cette idée reçue, subtilement entretenue par tout opposant à ce mode de transport, mérite pourtant quelques précisions afin de donner à chacun le choix de se faire une opinion qui lui soit propre sur le bienfondé de ce genre d’infrastructure et par là-même, de se faire une opinion sur l’intérêt général et l’utilité publique de ces grandes infrastructures linéaires.

Ainsi la conception même d’une infrastructure autoroutière est obligatoirement assortie, dès les phases préalables à sa construction de la réalisation d’études sur l’ensemble des ressources et richesses pouvant potentiellement être affectées par le passage de l’autoroute.

Ces inventaires permettent de définir les impacts prévisibles du futur projet. Leur réalisation constitue par ailleurs une occasion unique de réaliser une étude fine des territoires traversés sur des domaines aussi variés qu’insolites, méconnus du grand public, mais qui contribue directement à l’amélioration de la connaissance scientifique. Ainsi, sur un fuseau de 150 km de long et 300 mètres de large un diagnostic « environnemental » fin a été engagé par A’LIÉNOR avant la construction de l’autoroute portant sur :

  • L’eau et les milieux aquatiques associés : (Cours d’eau, zones humides, eaux souterraines, …)
  • La faune :
    • Etude des amphibiens (tritons, grenouilles, crapauds)
    • Etude des poissons
    • Etude des différents groupes d’insectes (papillons, libellules, sauterelles, scarabées, …)
    • Etude des Chauve-souris
    • Etudes des grands et petits mammifères terrestres (loutre et vison d’Europe pour ne citer qu’eux)
    • Etude des oiseaux
    • Etude des reptiles (tortues, lézards, serpents)
    • Etude des crustacés dont la plus célèbre, l’écrevisse à pattes blanches
  • La flore
  • La qualité de l’air
  • La qualité des sols
  • L’ambiance acoustique
  • Les paysages traversés
  • Le patrimoine (bâti et culturel, passé ou présent) avec notamment la réalisation d’une campagne d’archéologie sur l’ensemble du tracé.
  • La structuration des exploitations agricoles à proximité de l’autoroute.

Ces études réalisées, avec le concours d’associations (Ligue de Protection des Oiseaux, Groupe Chiroptères Aquitain, Cistude Nature, Fédérations de Pêche, Fédération des Chasseurs, …), de bureaux d’étude spécialisés voire des organisations socio-professionnelles (chambres d’agriculture par exemple), ont ainsi permis de préciser voire découvrir les richesses et enjeux propres aux territoires traversés et ont ainsi permis de disposer de la connaissance indispensable à la mise en œuvre de la doctrine ERC (Eviter, Réduire et Compenser) imposée au travers des lois Grenelle pour la préservation de la Biodiversité en particulier et de la typicité des territoires en général.

Au-delà de l’aspect inventaire, la prise en compte de l’environnement constitue aujourd’hui, un des enjeux majeurs d’une infrastructure autoroutière, ceci donnera lieu à de prochaines brèves qui auront pour but de mettre en lumière des aspects essentiels mais hélas méconnus de l’environnement de l’A65.

Carex